L'école espagnole d'équitation de Vienne à Paris La Défense Arena

Paris La Défense Arena

Retour en images sur le show de l’École Espagnole d’Équitation de Vienne

© Camille Chevrot

Ce week-end, un événement d’un genre inédit a pris part à Paris La Défense Arena. En effet, les chevaux de l’École Espagnole d’Équitation de Vienne sont venus y donner un spectacle absolument grandiose !

Le samedi 7 et dimanche 8 janvier, lors des deux représentations, les passionnés d’équitation ont pu en prendre plein la vue en admirant les prestations de dressage de 30 étalons accompagnés de 8 écuyers. À cette occasion, le public a découvert les Lipizzans, la race la plus ancienne de chevaux d’élevage d’Europe, qui fait la réputation de l’école dans le monde entier.

Le temps d’un week-end, Paris La Défense Arena, la plus grande salle d’Europe est devenue le lieu de rendez-vous privilégié de tous les passionnés d’équitation, désireux de voir de leurs propres yeux cet art vivant qu’est le dressage. Et ils n’ont certainement pas été déçus tellement le spectacle était époustouflant de beauté.

Des chorégraphies rythmées à l’harmonie musicale en passant par la relation puissante entre les cavaliers et leurs montures, tous les ingrédients étaient réunis pour assister à un spectacle mémorable de la part de l’École Espagnole d’Équitation de Vienne. Pendant 2 heures, les écuyers aguerris ont montré le fruit d’années de travail intense, pour un rendu magnifique.

© Camille Chevrot

Une histoire riche

Créée en 1565, l’institution existait déjà à l’époque de l’Empire autrichien. Elle est la plus ancienne école d’équitation encore ouverte aujourd’hui et sa réputation n’est plus à faire. Son niveau et son prestige sont reconnus aux quatre coins de la planète.

Le terme « Espagnol » du nom de l’école s’explique par la région d’origine des tout premiers chevaux. En effet, bien que les Lipizzans provenaient de l’Empire autrichien (actuellement en Slovénie), ils étaient en grande partie issus de lignées de chevaux originaires d’Espagne.

Aujourd’hui, les 68 étalons que possède l’école viennent tous du haras de Piber, situé dans la province autrichienne de Styrie. À l’origine, ils venaient de celui de Lipica, dont le nom italien « Lipizza » a été donné à la race de chevaux. Actuellement, la localité de Lipica se trouve en Slovénie, non loin de la frontière italienne et de la ville de Trieste.

Pendant la majorité de l’année, les pensionnaires de l’École Espagnole d’Équitation de Vienne sont logés dans les murs de l’institution, dans le centre de la capitale autrichienne. Ce n’est que pendant la période estivale et les mois de juillet et d’août qu’ils se rendent dans les étables de Heldenberg-Wetzdorf. Lors de ce temps de pause, les étalons ne sont pas formés et se baladent librement dans la nature.

© Camille Chevrot

Des méthodes très anciennes

L’École espagnole d’équitation (EEE), appelée Spanische Hofreitschule en allemand, mais également connue sous le nom d’École Espagnole d’Équitation de Vienne, est célèbre pour ses méthodes de dressage fondées depuis le XVIIIe siècle sur les écrits de l’écuyer français François Robichon de la Guérinière.

La légende raconte que les mouvements appris aux chevaux servaient à aider les cavaliers sur les champs de bataille. En réalité, ces derniers avaient surtout pour but de renforcer les Lipizzans sur le plan musculaire. Et pour cause, les figures n’étaient pas directement utilisées lors des combats.

Les Lipizzans arrivent à l’école dès l’âge de 4 ans. À partir de ce moment, ils commencent un entraînement qui va durer pendant 6 années complètes. L’enseignement qu’ils suivent est composé de trois grands principes fondamentaux.

Le premier est appelé « Remontenschule », c’est le fait d’apprendre au cheval a marché droit et à répondre aux ordres du cavalier. Le deuxième, « Campagneschule », consiste à ce que l’étalon diminue ou augmente l’amplitude de ses pas mais effectue aussi des déplacements latéraux. Enfin, « Hohe Schule », où le cheval perfectionne ses gestes, les rend plus aériens et y intègre des figures.

Avec l’École Espagnole d’Équitation de Vienne, Paris La Défense Arena accueillait le premier événement hippique de son histoire. C’est la preuve, s’il en fallait une, que la plus grande salle d’Europe est parfaitement capable de s’adapter à n’importe quelle configuration, comme sera également le cas sur le match de basket à venir entre Nanterre 92 et l’ASVEL.

Revivez en images ces deux dates inoubliables :

Photos © Camille Chevrot